Une élue souhaite que la Ville d’Ottawa étudie la possibilité d’une stratégie alimentaire municipale qui pourrait inclure l’agriculture urbaine et peut-être même des épiceries appartenant à la Ville.
La conseillère du quartier Alta Vista, Marty Carr, a formulé cette demande dans une motion jointe à l’ordre du jour de la réunion du conseil municipal prévue mercredi. La motion demande au personnel de rendre compte avant juillet 2027 de la faisabilité de la mise en œuvre d’une telle stratégie, et non de la lancer concrètement.
Bien que sa motion mentionne les épiceries publiques, Mme Carr affirme ne pas prendre position pour ou contre cette option.
C’est une idée très controversée. Je l’ai citée à titre d’exemple en matière d’accès à l’alimentation, dit-elle en entrevue avec CBC News.
Mme Carr précise que l’idée de magasins d’alimentation gérés par la Ville n’est qu’une petite partie d’une motion beaucoup plus large qui examinerait les programmes municipaux existants et de nouvelles options.
L’idée de supermarchés gérés par la Ville a pris de l’ampleur depuis que le maire de New York, Zohran Mamdani, s’est engagé à en ouvrir un dans chacun des cinq arrondissements de la ville lors de sa campagne électorale.
Depuis, le conseil municipal de Toronto a voté en faveur de la mise en place d’un projet pilote visant à ouvrir ses propres épiceries à but non lucratif, détenues par la municipalité. Le nouveau chef du NPD, Avi Lewis, a également fait campagne sur l’idée d’une épicerie publique à l’échelle nationale.
Une nécessité, dit une banque alimentaire
Au-delà des épiceries, la motion de Marty Carr propose de stimuler l’agriculture urbaine et les entreprises locales, tout en misant sur le développement de centres alimentaires. Elle suggère également d’étendre le réseau de kiosques de partage en bibliothèques, où les citoyens peuvent redistribuer gratuitement les récoltes de leurs jardins communautaires.
La porte-parole du Parkdale Food Centre, Rebecca Dorris, soutient que l’approche proposée dans la motion de la conseillère Carr est vraiment nécessaire. Elle précise que l’insécurité alimentaire touche environ un habitant sur quatre à Ottawa.
Selon elle, l’idée de magasins d’alimentation appartenant à la ville est tout à fait viable.
Nous devons faire preuve de beaucoup de créativité et d’audace. L’insécurité alimentaire ne cesse de s’aggraver… Nous devons vraiment tous nous serrer les coudes.
Avec les informations d’Arthur White-Crummey de CBC